Beaulieu occupe l’emplacement d’un site préhistorique de l’antique port grec d’Anao, mentionné par l’itinéraire d’Antonin, et agrandi ensuite par les Romains qui eurent le loisir de bâtir des demeures de marbres et mosaïque.

L’agglomération fut rasée au IIIème siècle. Un petit monastère fut construit dont le premier abbé fut Saint-Hospice. Les Lombards rasèrent le monastère au Vème siècle et les habitants se réfugièrent sur la falaise du plateau Saint-Michel (Grande Corniche). Ils ne redescendront à l’emplacement actuel qu’à la fin du XIIème siècle.
Son nom, “Bello Loco”, issu du XIIème siècle et confirmé par Napoléon Bonaparte conquis par l’attrait du site, sera francisé après 1860 pour devenir Beaulieu.
1891 – Beaulieu devient commune indépendante de Villefranche-sur-Mer.
A la Belle Epoque, Beaulieu, élégante station hivernale, accueille les personnages les plus célèbres qui affectionnent ce haut lieu de prestige mondain. Les plus connus sont : Léopold II, Guillaume II (1er Prince de Galles), les Reines d’Italie et du Portugal, le Marquis de Salisbury (1er Ministre britannique), Marinoni (inventeur de la rotative), Théodore Reinach (archéologue qui fit construire la Villa Kerylos), Gordon Bennett (propriétaire du New York Herald), la Princesse Galitzine, le Comte Tolstoï, Gustave Eiffel.
La 1ère guerre mondiale provoque le départ de ces illustres résidents, mais la vocation touristique s’instaure. La station grandit en prestige en accueillant de nouveaux monarques et princes de rang, Gustave II de Suède, Hélène d’Italie et Elisabeth de Belgique.
Entre les deux guerres, l’évolution économique et sociologique fait naître une prometteuse saison d’été. Le soleil ne doit pas seulement “réchauffer la saison d’hiver”, on lui demande désormais “de bronzer pour la saison d’été”.
1991 a célébré le 1er centenaire de la commune.
|